Lucius janvier 2012

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SOMMAIRE
bulletBonne année ! Bonne Maison de santé ?
bulletLes voix de son maître

La communication municipale outil de service ou de propagande ?
bulletTLSV
bulletLe petit Luçonnais

bulletDu Pernot dans le Perrier
bulletBrèves
bulletAdieu Guy
bulletAdieu Tatave

 

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BONNE ANNEE ! …BONNE…MAISON DE…SANTE …?

Entretien avec Jean Michel DEMY (Conseiller municipal, Conseiller communautaire)

 

 

 

 

 

Jean Michel Demy, quel est votre sentiment à ce point d’étape du dossier de la Maison de santé ?

Si nous ne savons pas quand sera inaugurée la Maison de santé, nous sommes sûrs que tout sera fait pour qu’elle voit le jour avant les prochaines échéances électorales locales. C’était un des projets phares de nos engagements en 2008, et nous nous en réjouirons avec les Luçonnais, même si la majorité actuelle veut s’en servir de vitrine électorale pour 2014, et même si nous ne sommes pas forcément d’accord sur tout. En effet, si la commission de consultation, que j’avais instamment demandée, s’est finalement constituée fin 2010, elle ne s’est réunie que 2 fois en 2011 (janvier et mai), puis plus rien jusqu’à une réunion finale toute récente le 12 janvier dernier. Sur un dossier de cette importance, c’est trop peu, et je considère que le manque d’échanges entre tous les  élus et les professionnels concernés est une grave erreur,  préjudiciable à l’intérêt général et à l’avancée du projet.

Si vous êtes d’accord sur la nécessité du projet, qu’est-ce qui vous a posé question ?

C’est à l’origine, le choix du maire de Luçon d’y aller seul –péché d’orgueil ou d’ambition politique- avant de faire porter enfin ce projet par la Communauté de communes, comme je le préconisais depuis le début. C’était une des conditions incontournables pour bénéficier des 600 à 700 000 euros d’aide de la Région, et je trouve irresponsable d’avoir envisagé de s’en priver.

C’est ensuite le choix d’un bâtiment neuf sur le champ de foire, alors que ma proposition de réfléchir à une implantation dans les locaux où espaces libres de l’hôpital a été trop vite écartée voire ignorée. La complémentarité des activités ainsi que les économies substantielles, tant pour la collectivité que pour les professionnels, méritaient une meilleure attention. Il n’est pas dit d’ailleurs que ça ne revienne pas sur le tapis, tant les atermoiements et les revirements sont nombreux dans ce dossier.

C’est enfin le fait qu’on ait privilégié une « Maison » de santé pluridisciplinaire à un « Pôle » de santé pluridisciplinaire qui aurait notre préférence. La Maison de santé pluridisciplinaire s’adresse aux professionnels regroupés sur un site dans un bâtiment forcément conséquent. Un Pôle de santé pluridisciplinaire permettrait, autour d’un centre moins important (et donc moins coûteux),  d’intégrer des professionnels locaux préférant garder leur cabinet (je pense notamment aux kinés et à certaines infirmières), mais aussi de s’adresser à l’ensemble des professionnels de santé du territoire intercommunal. C’est tout notre bassin qui est frappé par le problème de la désertification médicale, et cela permettrait d’y apporter une réponse collective et cohérente, d’autant plus que l’on en est arrivé maintenant au portage du projet par la communauté de communes.

Mais le maire semble avoir aujourd’hui évolué dans votre sens ?

Je constate que ce qui lui paraissait impossible il y a deux ans, lui apparaît maintenant incontournable. Sans doute, malgré l’ambition de porter seul ce projet pour en faire sa future vitrine électorale, s’est-il enfin rendu à l’évidence, et a-t-il jugé prudent de faire appel à toutes les contributions, notamment celles de la Communauté de communes et de la Région, en respectant les règles qui en découlent. Je ne peux que me réjouir de voir cette évolution dans notre sens. Bien des sujets pourraient connaître un meilleur sort si les commissions régulièrement mises en place, l’étaient plus pour instituer un véritable dialogue, que pour au mieux imposer ses vues, au pire enterrer les problèmes (comme sur le dossier des écoles).

Alors, en ce début d’année que souhaitez-vous, pour ce projet et plus largement ?

Je souhaite l’amélioration de l’aspect financier du dossier, par la confirmation réelle du portage du projet par la Communauté de communes.

Je souhaite que la notion de « Pôle santé », dont M le maire dit maintenant qu’elle est une 2ème étape souhaitable, revienne au cœur du débat avec la Région et l’Agence Régionale de Santé (ARS), afin qu’elle puisse d’emblée être une possibilité pour l’ensemble des professionnels de santé de notre territoire.

Je souhaite que la réflexion sur l’implantation laisse une porte ouverte vers un autre choix que celui imposé actuellement. Je crois comme un certain nombre de Luçonnais que la localisation sur le Champ de foire n’est pas forcément la meilleure idée. Je pense qu’une réflexion approfondie pour optimiser l’utilisation de locaux ou d’espaces disponibles au sein de l’hôpital local reste possible et apporterait une solution très cohérente au niveau du partage des compétences et beaucoup moins onéreuse pour tout le monde.

Je souhaite que ne soit pas non plus écarté d’emblée, la possibilité d’intégrer des médecins sous statut salarié, afin de correspondre aux choix de vie personnelle et professionnelle des actuels étudiants et étudiantes en médecine.

Je souhaite enfin qu’un vrai dialogue s’établisse en fin autour de ce dossier, en n’oubliant pas que c’est un véritable changement de modèle culturel pour les professionnels concernés. En n’oubliant pas non plus que si le projet professionnel est bien naturellement d’essence libérale, le rôle de la collectivité s’agissant d’un investissement sur financement public, est de répondre à l’intérêt général de l’ensemble du territoire. S’il est important d’avancer, il l’est tout autant d’assurer une pérennité à ce projet dans le respect de chacun des partenaires.

Voilà donc des vœux et des propositions pour cette année 2012, qui montrent bien s’il en était besoin que l’opposition ne se limite pas à critiquer. Mais il faut être deux pour dialoguer...et ne pas se contenter de communiquer et d’imposer.

Les  voix de son maitre !

Un directeur de cabinet chasse l’autre. Un nouveau journal s’ajoute encore aux déjà nombreux  organes de communication de la municipalité. Est-ce pour le bien et dans l’intérêt  de tous nos concitoyens ?

 

La communication municipale outil de service ou de propagande ?

« Luçon action » bulletin municipal, « Luçon bouge »  lettre du forum des associations, un certain nombre de prospectus événementiels ponctuels en boîte aux lettres, un site internet de la ville, la majorité municipale avait, déjà, dans sa gamme un bon nombre de moyens de communication. Mais, malgré l’étroitesse de ses finances, elle a choisi le luxe d’une télé municipale et la publication d’un nouveau mensuel « Le petit Luçonnais ».

 

TLSV( télé Luçon Sud Vendée).

 

La municipalité Luçonnaise s’enorgueillit sans doute d’être la seule ville de sa taille en Vendée à posséder sa télé(?) locale. Quand on connait l’endettement de la ville, cela peut faire rire ou grincer. D’autant qu’essentiellement diffusée sur internet, sauf une fois par mois sur le grand écran du Cinéma « Espace », elle n’est accessible qu’à une partie des citoyens et pour les autres nécessite une vraie volonté d’aller y jeter un œil. D’autant que la télé départementale, Télé Vendée, diffuse des reportages et programmes plus particulièrement tournés vers le Sud Vendée.

Mais l’intérêt pour le maire est ailleurs : cette petite lucarne sur le net qui se veut être le miroir chatoyant de son califat, est d’abord là pour cirer l’image toujours lisse et positive d’une majorité municipale à la tête d’une petite cité sans histoires. C’est une télé essentiellement propagandiste et d’abord des activités de la majorité. Tous les sujets sont traités de manière équivalente et plate quelque soit leur enjeu. Ainsi le maire (contrairement à Télé Vendée) n’a pas été questionné sur la fermeture récente des classes du Public. Bien sûr on n’y voit pas d’enquête. Bien sûr on n’y voit jamais de confrontations d’idées ou de points de vue. L’opposition et les citoyens qui la soutiennent n’ont pas droit à la parole. Calme et volupté, dormez braves Luçonnais la lucarne veille sur vous de son œil endormi. Et monsieur le maire se met en vitrine. 

Le Petit Luçonnais 
 

Si Les Luçonnais devaient l’acheter (ils se contentent de le payer), voilà bien un canard qui aurait fait faillite en peu de temps. Car, à part quelques rares informations qui pourraient faire l’objet du bulletin ou du site internet, qu’apportent-ils à chacun sinon du réchauffé tiré des colonnes d’Ouest-France Encore là il semble bien que ce soit un moyen trouvé pour donner au plus grand nombre, à défaut d’activité, le sentiment d’une plus grande présence de la municipalité, quand il n’est pas détourné à des fins de politique partisane (polémique du maire autour de notre article sur les emprunts de la ville), voire manipulé y compris photographiquement comme dans cet article faisant volontairement confusion entre les nouveaux arrivants et les nouveaux inscrits sur les listes électorales. Brasser des mots, brasser des images, brasser du vent, peu importe, il en reste toujours quelque chose ne serait-ce que la possibilité d’allumer son feu…

Même si  la ville avait les reins assez solides devrait-elle se payer ce genre de danseuse, une communication, insipide et partisane ? Mais encore une fois, peu importe la qualité ce qui compte c’est l’addition des mots et des images pour occuper les esprits disponibles et ainsi les conduire vers le choix électoral non du mieux disant mais du plus disant. C’est pourtant, d’après nos calculs, malgré les artifices de présentation des comptes, entre 200 000 et 250 000 euros annuels qu’il en coûte au contribuable Luçonnais, pour satisfaire l’insatiable soif de propagande de notre premier magistrat.

Qui est d’accord pour payer l’addition ?

 

Du PERNOT dans le PERRIER ou

C’EST POUR QUI LA TOURNEE…ELECTORALE ?

 

Décidemment  Dir’cab à Luçon n’est pas un job de tout repos. Ce siège de cabinet, même en or, est un siège éjectable ! Monsieur Perrier aime le sang neuf, surtout à quelques encablures des élections municipales. Un sang bien teinté des couleurs de son parti comme le montre le pédigrée du nouveau venu (voir OF du 23/12/2011).

A lire, dans l’offre d’emploi ci-contre, les critères recherchés et les missions déléguées : de l’encadrement politique de la communication au montage des listes en passant par l’organisation des relations avec l’association qui soutient la majorité municipale, on comprend  parfaitement les enjeux de ce nouveau recrutement.

Monsieur Perrier était à la recherche du bon profil politique susceptible de favoriser sa réélection et celle de la majorité municipale actuelle.

Si le mot politique n’est pas, en soi, un gros-mot quand il définit, sans arrière pensée, la bonne administration d’une ville, il est, ici, sans conteste, réduit à son aspect politicien et donc entaché d’esprit partisan. Pour preuve, ce Monsieur Pernot, ancien secrétaire du groupe UMP d’Eure et Loir, conseiller municipal UMP depuis 2008 à Guyancourt,  n’a-t’-il pas été aussi recruté, comme écrit explicitement, pour suivre  le mandat UMP du maire ? Dans une ville de notre taille, la mission d’un directeur de cabinet ne devrait-elle pas se circonscrire à la bonne organisation et gestion du travail du maire, la charge des relations avec l’état et les collectivités, les élus et citoyens, le pilotage de la communication au service des Luçonnais et celle des évènements de la ville ? D’ailleurs bizarrement c’est ce seul périmètre qui est avoué dans ce OF du 23/12/2011…

Comment, sans cette arrière-pensée politicienne, justifier le niveau de salaire qui lui est octroyé dans l’offre :  pas moins de 60000 euros par an  avec les charges ! soit l’équivalent de 3 agents d’entretien de la voie publique, au moins aussi nécessaires !

Une ambition personnelle et à un tel prix  doit-elle être payée par tous les Luçonnais ?

L’abus de « Dir’cab » pourrait bien s’avérer dangereux pour la santé démocratique !

   
   

 

En bref

 

 

LUÇON EN A RAS LE BLASON 

Après 13 ans de Souchet-Perrier

Le blason de Luçon est fané

La couronne est ébréchée

Les caisses sont vidées

Du brochet ils ont tout bouffé

Sauf les arêtes qu’ils ont laissées

Aux Luçonnais à avaler

 

 

 

La vérité si je mens !

Dans le « Petit Luçonnais » de janvier, monsieur le Maire affiche  SA vérité sur l’affaire du Séminaire, se donnant le beau rôle et rejetant comme d’habitude la faute sur ses prédécesseurs. Une autre vérité serait de reconnaître la gestion calamiteuse de ce dossier depuis 1995, qui aboutit à spolier les Luçonnais de leur patrimoine au profit de ce qui se confirme être une escroquerie. Bien sûr que l’argent n’a pas été perdu pour tout le monde, mais comment oublier au bilan que cela s’est finit par la mort d’un enfant ?

 

Prison 5 étoiles ?

 

Du Grand Séminaire à la Prison de Fresnes, de la chambre 5 étoiles à la cellule surchargée, voilà annoncée la chute de l’escroc qui aura longtemps sévi dans notre ville, après avoir animé certains appétits électoraux.  On ne se sait pas si ceux qui présentaient leur « ami » comme un sauveur providentiel en 2008, sauveur pour leur élection sinon pour la ville, vont maintenant lui porter des oranges.

 

Guignolade :

 

Sans doute, pour pouvoir annoncer à temps le marché de Noël, le  « Petit Luçonnais » de décembre, contrairement aux mois précédents, est tombé dans nos boîtes dès le début du mois. Intention louable sauf que les rédacteurs se sont… à moitié trompés  sur les dates l’annonçant à la une, les 4 et 5 au lieu des 3 et 4 décembre. C’est vrai qu’il faisait presque beau le 5…

 

Des cieux contraires :

 

Depuis des années maintenant, se vérifie qu’il ne fait pas bon mettre ni un dromadaire ni un Père Noël dehors, ce premier week-end de décembre réservé au marché de Noël. Et si les cieux étaient simplement fâchés du détournement marchand de cette fête de Noël aux marches de la Cathédrale ? Alors ne vaudrait-il pas mieux   éloigner ce marché de la cathédrale vers le champ de foire ?

 

Les douze commandements :

 

Toujours dans le « Petit Luçonnais » de décembre, chacun a pu lire  que les Tables de la loi venaient de s’enrichir de deux nouveaux commandements. Et sans trop de surprise,  on découvre que ces nouveaux commandements, malheureusement pas dévoilés, ont pris forme à la Gendarmerie départementale. On les imagine alors dans l’esprit des : « tu ne tueras pas » ou « tu ne déroberas point »…

Plus modestement on en édicterait bien un treizième destiné au directeur de rédaction du « petit Luçonnais » : « Tu veilleras aux titre des articles » pour plutôt écrire : « Deux nouvelles prises de commandement  à la gendarmerie départementale. »

 

Et dans celui, intitulé, en page 4 : Concours cannin

Tu supprimeras le 2ème « n » même si ton chien fait : ouah ouah !

 

ADIEU GUY

 

 

Guy Girard n’a pas attendu 2012 pour s’en aller ; c’est le 31 décembre dernier qu’il nous quitté, en toute discrétion. Compagnon de route de la première heure, Guy était notre trésorier- adjoint. D’un tempérament entier, il assumait plus que sa part du travail, parfois ingrat, des militants de l’ombre. Infatigable distributeur, malgré ses douleurs, il connaissait les circuits de boîte aux lettres comme sa poche les ayant parcourus tant de fois.

Guy, tes coups de colère nous manqueront ; ils étaient l’expression de ton âme, intransigeante et passionnée.

 

ADIEU TATAVE

 

 

Le n° de Lucius était quasi bouclé quand a été apprise la nouvelle du décès d’Octave Moreau dit « Tatave », le 12 janvier 2012, âgé de 83 ans. L’hommage émouvant qui lui a été rendu par la société philharmonique était plus que mérité : il en était membre depuis plus de 60 ans, jouant du cor d’harmonie et de la grosses caisse quand les musiciens défilaient.

Ce militant dans l’âme participait à l’action de l’EPLUV ((Association de défense des usagers de la distribution d’eau potable de Luçon), attaché à l’école publique il fut DDEN et membre du Conseil d’administration du Collège Beaussire notamment. Et bien sûr, il était au service de sa cité, dans l’équipe de Jean de Mouzon, comme conseiller municipal de 1989 à 1993, avant de devenir Maire-Adjoint de 1993 à 1995.

Tatave savait joindre à son dévouement, à sa gentillesse un grand sens de l’humour et une modestie extrême.