|
|
|
| Cliquer sur l'image pour télécharger |
|
Des contes de fées… … au fait des comptes |
|
1 506 953.70€ payé par le contribuable luçonnais sans compter la valeur du terrain cédé pour une somme symbolique pour le cinéma + un total déficitaire de 1 290 125.60 € pour les lotissements industriels et ateliers relais.
|
Devant la gravité de la situation financière, Monsieur le Maire a été contraint de présenter à l’approbation du conseil municipal dans sa séance du 27 mars dernier un budget de rigueur.
Le budget d’une commune se compose d’une section de fonctionnement qui permet de payer son personnel, de faire fonctionner ses services, de verser des subventions aux associations… et d’une partie investissement comprenant par exemple la réalisation d’équipements propres à permettre le développement de la commune. Le choix fait par la majorité municipale a été d’appliquer cette rigueur essentiellement à l’investissement, réduit cette année de façon drastique à 1 371 000 € d’opérations nouvelles, dont près de la moitié est absorbée par la seule construction de l’atelier espaces verts.
Et cela par la force des choses.
En effet l’endettement de notre commune est tel qu’aucun emprunt nouveau n’est envisageable. Le remboursement annuel de la dette ne s’améliorera de façon significative qu’en 2017. Et ce, sous réserve que les annuités réellement payées aux banques soient bien celles figurant dans les tableaux d’amortissement. En effet, les nombreuses renégociations réalisées par la municipalité ces dernières années ont transformé la plupart des emprunts à taux fixes en emprunts à taux variables dont les incidences peuvent présenter des risques importants sur le moyen et le long terme.
D’ici là, la ville ne pourra compter que sur ses seules ressources propres pour investir, c’est à dire sa capacité d’autofinancement, augmentée des éventuelles subventions apportées par l’Etat et les autres collectivités ( Région et Département).
Jusqu’en 2010, si l’autofinancement net dégagé sur ses ressources de fonctionnement est très faible (100 000 € en 2009), la municipalité pourra compter sur le remboursement de la TVA des investissements faits antérieurement (630 000 € en 2009, 600 000 € en 2010) Elle pourra aussi bénéficier de la reprise du solde des réserves disponibles fin 2008 soit 554 000 €. Mais on ne peut éternellement racler les fonds de tiroir et la faiblesse des investissements qu’elle est en mesure d’inscrire à son budget de 2009 n’est pas sans conséquences :
Un effet immédiat : notre commune du fait de cette faiblesse se prive d’ores et déjà des mesures gouvernementales mises en place dans le cadre du plan de relance, et ne pourra pas percevoir le remboursement anticipé de la TVA (600 000 €), contrairement à 21 autres communes de l’arrondissement. Ce sera donc autant d’investissements que la ville ne pourra pas réaliser cette année et ainsi soutenir l’économie locale.
Une dégradation à partir de 2011 : le frein apporté aux investissements actuels entraînera en effet automatiquement une diminution de la ressource de remboursement de la TVA des 2/3. Le niveau d’investissement, déjà très faible pour une commune de 10000 habitants, ne pourra être tenu, même au prix de mesures sévères d’économie sur le fonctionnement et d’une nouvelle augmentation des impôts locaux.
On peut donc regretter certains choix d’investissements réalisés ces dernières années. Ils ont contribué à la dégradation plus que sérieuse de la situation financière de notre commune déjà très précaire. Le dernier en date étant l’engagement excessif de la ville dans la construction du nouveau cinéma.,
Du cinéma à la réalité : des chiffres qui parlent…. Depuis le lancement de l’opération concernant le transfert du cinéma Espace, notre association a exprimé son désaccord sur les choix de la municipalité. Dans le projet initial (évoqué depuis 2001), s’il était bien envisagé un soutien municipal, et notamment la mise à disposition du terrain pour un prix symbolique, il n’était pas question d’une 5ème salle, et encore moins qu’elle soit financée par la ville. Si nous étions favorable à faciliter la tâche de l’investisseur privé, pour une réalisation utile à l’ensemble du Pays Luçonnais, nous avons toujours affirmé que la situation financière de la ville ne pouvait permettre un engagement démesuré. Les chiffres tels qu’ils apparaissent au compte administratif 2008 parlent d’eux même : -article 20417 prise en charge alimentation eau/électricité 30 917.00€ -article 2042 subvention à la société exploitant le cinéma 101 000.00€ -article 21318 achat partie ancien cinéma 199 578.30€ -article 23 achat 5eme salle nouveau cinéma 1 174 953.70€ soit un total pour les opérations liées à ce projet de 1 506 953.70€ payé par le contribuable luçonnais sans compter la valeur du terrain cédé pour une somme symbolique. Quand on voit la capacité d’investissement de la ville pour 2009 et pour les années à venir, décrite ci-dessus, on ne peut que se poser la question du bien-fondé de cette opération pour la ville. On peut aussi penser aux priorités qui n’ont pas pu être satisfaites du fait de ce choix.
A cette situation plus que préoccupante de nos finances, s’ajoute la question de la prise en charge du déficit des budgets annexes des lotissements industriels et ateliers relais, qu’il va bien falloir solder. Contrairement à ce qu’a annoncé Mr Le Maire, ce n’est pas qu’un déficit d’écritures, mais une somme bien réelle de près de 1 300 000 € que les Luçonnais vont devoir prendre en charge.
DEPENSES RECETTES DEPENSES RECETTES
Soit un total déficitaire de 1 290 125.60 €. On comprends mieux pourquoi la Communauté de Communes du Pays né de la mer ne soit pas pressée de récupérer ce dossier, qui dépend pourtant de sa compétence. On peut aussi rapprocher ce chiffre de celui englouti dans le cinéma. Il est effectivement des dépenses qui sont plus visibles que d’autres en terme d’image, surtout en période électorale. Nous restons persuadés que des choix, plus difficiles, mais aussi plus courageux et plus responsables, auraient pu éviter d’amener notre ville dans la situation où elle se trouve aujourd’hui.
Cette situation, résultat de la gestion de ces quinze dernières années, n’est pas propice bien sûr à l’élaboration de grand projet nouveau. Pour autant nous ne voulons pas être pessimiste et pour rester constructifs nous souhaitons rappeler quelques chantiers qui nous tiennent à cœur.
Le grand chantier de rénovation de nos écoles : Depuis trop longtemps nos écoles primaires ont souffert d’un manque évident d’investissement, et la bonne volonté des personnels communaux ne peut pas suffire à pallier l’usure du temps. Il est temps de mettre en œuvre un vrai projet de réhabilitation globale, qui permette d’accueillir tous les enfants dans les meilleures conditions.
La re-dynamisation du centre ville : Notre commune accueille de plus en plus d’implantions commerciales en périphérie, c’est une évolution, quoiqu’on en pense, que l’on voit un peu partout. Par contre l’effort pour accompagner et favoriser le développement et l’animation en cœur de ville n’est pas à la hauteur. Il est urgent de se donner les moyens d’y intervenir, notamment pour le maintien où la renaissance de commerces alimentaires. Il faut accélérer la réflexion autour de la gestion des espaces et du plan de circulation. Le dessin ci-dessous illustre une de nos propositions.
L’amélioration du mieux vivre ensemble : Quelques opérations ponctuelles vont dans ce sens, mais gagneraient à ne pas être seulement des coups médiatiques. C’est une vrai réflexion de fonds qu’il faut engager sur ce terrain, avec l‘ensemble des partenaires. C’est un investissement dans la durée, favorisant l’engagement de chacun dans une citoyenneté active. La précarité n’est pas qu ‘économique et l’intergénérationnel peut être un axe essentiel du projet municipal. Ce chantier n’est pas celui qui coûte le plus cher, mais il est au cœur de la raison d’être municipale. |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Pour avoir une idée de l'évolution des finances municipales, consultez les tableaux du budget de 2006 à 2009 et des Comptes Administratifs (CA) de 2006 à 2008 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Un arrêté municipal pour le stationnement du "Sarko-bus" signé de Monsieur le Maire (qui-ne-fait-pas-de-politique-à-Luçon) ! |
Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous…
L’état déplorable de la voirie est dans notre commune un éternel sujet d’interrogation. Certains Luçonnais n’hésitent pas à dire que c’est la conséquence d’un laisser-aller fâcheux dans ce domaine, qu’on a préféré mettre l’argent ailleurs. Des Luçonnais (bouchés ?) qui n’ont rien compris ! M Perrier a expliqué en effet au Conseil Municipal du 28 Mars que c’était de la faute du gel et de la nature du terrain. D’ici qu’il nous conseille de nous équiper tous en VTT , comme la Police Municipale, pour régler le problème.
Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous…
Dans un autre Conseil (du 16 décembre) le Maire avait déjà affirmé que s’il y avait des nids de poule non bouchés, c’est que les personnes concernées ne téléphonaient pas au service adéquat. Devant l’ampleur de la dégradation de leur voirie, les riverains des rues Ambroise Paré et Marie Curie , ont préféré TOUS signer une pétition réclamant des travaux . La Mairie leur a répondu aussitôt que ceux-ci auraient lieu prochainement. Un exemple à suivre.
Le beurre et l’argent du beurre.
Au même conseil de décembre 2008, M Perrier a parlé à propos des subventions aux associations sportives exerçant à un haut niveau dans la commune de « sommes confondantes ». Mais il oublie très vite son indignation quand il s’agit de profiter de l’image médiatique que ces clubs véhiculent par leurs exploits. Il n’hésite pas alors à se faire photographier de préférence avec le maillot des clubs à côté des sportifs qui profitent de ces sommes …confondantes. Il faudrait choisir et faire preuve de cohérence.
Ecolo un jour mais pas écolo toujours
En 2008, la municipalité avait largement médiatisé son action écologique en matière de désherbage des rues : sans pesticide, à l’eau chaude, « sans danger pour l’homme et son environnement » précisait l’adjoint chargé du problème. Devant les résultats obtenus qui faisaient de notre cité un conservatoire des herbes folles, il semblerait que l’on soit revenu à des méthodes plus radicales, sans médiatisation cette fois. Tout est affaire de communication !
En tenir une couche.
L’entretien du mobilier urbain laisse à désirer dans notre commune. Il y a longtemps que, par exemple, les réverbères de la place Leclerc n’ont pas vu l’ombre d’un peintre ; de même pour les poteaux bleus servant à empêcher le stationnement sur les trottoirs. A une exception prêt cependant, devant un café du centre-ville. C’est que le patron de l’établissement, lassé de ne pas voir arriver les services municipaux, a pris ces travaux à sa charge. Les Luçonnais, qui peuvent se demander à quoi servent leurs impôts, savent ce qui leur reste à faire pour embellir leur ville. Tous à vos pinceaux !
Significatif.
Dans le quotidien local, notre commune a perdu le droit d’être systématiquement en tête de page et est de plus en plus souvent noyé soit dans une rubrique Pays de Luçon, soit à une page canton de Luçon et de la Chataigneraie. Il faut des fois chercher pour la trouver, entre Menomblet et Chasnais… . C’est certainement un des indicateurs de ce que notre Maire appelle « une cité en pleine croissance et en fort dynamisme ».
Respect de la loi.
Petite information passée inaperçue et peu développée par les médias locaux : pour la quatrième fois le Maire de Luçon a vu le permis de construire accordé pour un ensemble immobilier, boulevard de l’Océan, retoqué par le Tribunal Administratif, pour non-respect d’un certain nombre de dispositions du code de l’urbanisme .Comment définir une telle obstination ? persévérance ? entêtement ? inconséquence ?
Y a de l’a..bus
Afin d’accueillir dignement le bus de l’UMP pour les élections européennes, Monsieur le Maire (qui-ne-fait-pas-de-politique-à-Luçon) n’a pas hésité à prendre un arrêté municipal, interdisant le stationnement Place Richelieu, pour la journée entière (avec la mention « CAR-PODIUM). Les commerçants voisins qui s’attendaient à une animation festive ont vite déchanté. En fait d’animation, le « Sarko-Bus » est passé en coup de vent, et d’ailleurs vu la fréquentation…une voiturette aurait suffit… |
JOURNAL MUNICIPAL : CHERCHEZ L’ERREUR… |
|
On ne peut applaudir à Paris les orientations [de l'UMP] qui mènent à la restriction des services publics et s’offusquer localement des effets de cette politique par communiqué ou dans des manifestations. |
Une erreur de mise en page dans la nouvelle formule du dernier journal municipal, nous a ôté la paternité de notre article, paru dans l’intégralité pour le texte mais sans l’entête du MOT DE L’OPPOSITION. Nous le reproduisons ici pour mémoire, et pour éviter les malentendus.
Pour maintenir les services publics dans leur commune, les élus locaux sont souvent obligés de s’opposer au rouleau compresseur de la politique menée actuellement au plan national. Par idéologie, cette politique libérale se solde en effet sur ce sujet par une vision purement comptable des choses. Les Luçonnais en ont malheureusement l’habitude, eux qui ont vu leur hôpital de proximité, dilué dans une structure multi-site, amputé de nombreux services et qui craignent en permanence de voir se réduire encore un peu plus les dessertes ferroviaires à la gare, où les classes dans leurs écoles. Face à ces attaques qui nuisent gravement à leur croissance et à leur dynamisme les petites et moyennes communes doivent pour le moins faire preuve de cohérence et de dynamisme.
Cohérence : On ne peut applaudir à Paris les orientations qui mènent à la restriction de ces services et s’offusquer localement des effets de cette politique par communiqué ou dans des manifestations.
Volontarisme : Dans certains domaines, une Municipalité peut directement agir sur l’offre de services publics aux citoyens. Par exemple pour l’enseignement primaire où une commune a la charge des écoles et de leur équipement. A l’image de Nalliers, où vient d’être inauguré un groupe solaire tout neuf, de Triaize qui va construire une cantine et une classe ou de Corpe qui va consacré un budget de 650 000 euros à son école, nous proposons d’engager un programme de rénovation totale de l’école du Centre. Parallèlement aux efforts faits par le privé avec la construction de l’école Notre-Dame, nous pensons que c’est un des moyens de relancer une école publique au cœur de la cité, actuellement fragilisée par les fermetures de classe.
En ces heures graves de difficultés pour notre pays, où les nvestissements locaux peuvent contribuer à réduire les effets de la crise, quelle tâche exaltante que d’offrir à nos enfants les conditions d’éducation qu’ils méritent. Nul doute que les finances locales, si elles sont aussi saines qu’on veut bien le dire, seraient alors bien utilisées.
Désolés de décevoir ceux qui avaient compris que la municipalité allait reconstruire à neuf l’école du Centre, ce n’était « que notre idée »…mais on veut bien qu’elle soit reprise… |
|
AGIR POUR LUÇON ENSEMBLE Groupe des élus – Conseil Municipal Jean Michel DEMY – Carole ROBIN – Michel GREAUD – Laurence SUREAU – Maurice DEDIEU – Michel RAYNEAU |
Soyons clairs |
|
| Il importe que nous soyons effectivement représentés dans les instances intercommunales qui sont aujourd’hui les principaux acteurs de notre développement. Sans cela il ne saurait être question de véritable transparence, ni même de véritable démocratie. |
Après avoir implicitement confirmé la justesse de nos analyses par les orientations budgétaires qu’il n’a pas eu d’autre choix que de prendre, Monsieur le Maire a souhaité nous rencontrer. Il n’a d’ailleurs pas manqué de le signaler, pour s’en féliciter, lors du Conseil du 27 mars dernier. Bien qu’il ait pris une année entière pour nous le proposer, nous avons décidé de répondre favorablement à cette demande, afin de renouer un dialogue quasi inexistant depuis fort longtemps.
Nous n’avons rien à renier de nos opinions et de nos positions, et nos analyses de la situation Luçonnaise restent les mêmes. Mais il nous semble qu’après huit ans d’un engagement municipal peu gratifiant, et parfois pénible à vivre, la perspective d’un changement de comportement du Maire et d’une meilleure prise en compte de près de la moitié des Luçonnais que nous représentons, mérite de tenter l’expérience. D’autant plus que cela correspond à l’état d’esprit que nous avons défendu en 2008. Nous pensons aussi que dans le contexte de difficultés actuelles, tant au niveau local que national, il est de notre responsabilité d’agir dans le sens de l’intérêt général, si tant est que nous soyons entendus et respectés.
Ce mode de fonctionnement, qualifié par la presse d’ « apaisé », pour être viable devra se traduire durablement dans des actes et pas seulement dans des mots. Nous attendons d’être associés au débat sur les projets, même si c’est pour y exprimer un point de vue différent. Nous respecterons la discrétion nécessaire pendant ces débats, même si nous sommes amenés à exprimer notre désaccord au final. Mais il est clair que pour aller pour aller au bout de cette démarche, il importe que nous soyons effectivement représentés dans les instances intercommunales qui sont aujourd’hui les principaux acteurs de notre développement. Sans cela il ne saurait être question de véritable transparence, ni même de véritable démocratie. |
|
Denis Daviet à la foire-exposition 2008 |
Après Jacques, un autre ami,
Denis, nous quitte Denis Daviet est décédé brutalement la semaine dernière à l'âge de 71 ans. Figure incontournable de la vie luçonnaise il fut commerçant en produits laitiers et était particulièrement apprécié pour son dévouement bénévole au sein de nombreuses associations, notamment Véloce club puis comité régional de cyclisme, société de chasse, amicale des Bocains, agir pour Luçon ensemble, comité de la foire-exposition... Roland Buton, président du comité de la foire, évoque son ami : « Commissaire de la foire depuis 11 ans, Denis était une personne de confiance, il s'impliquait dans l'organisation de A à Z... sans compter son temps. Nous avions déjà commencé la préparation de la 62e foire, l'élaboration d'un nouveau plan. Malheureusement ce champ de foire a été le témoin de son dernier souffle ». Comité de la foire et Véloce Club ont décidé de perpétuer la mémoire de cet homme généreux en donnant le nom de Denis Daviet au grand prix cycliste de la foire, dès 2009. Ouest-France 17/06/09
|