Lucius Juin 2009

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Editorial

 
 

UNE OPPOSITION CLAIRE, SEREINE, DÉTERMINÉE

Nous restons  vigilants. Nous ne nous contenterons pas de mots mais nous jugerons sur les actes. Nous demandons, par exemple, qu’à court terme, les élus d’opposition retrouvent une représentation effective dans les instances intercommunales et dans celles du  Vendéopole Atlantique

Plus d’un an après les élections, Monsieur le Maire a souhaité rencontrer  les élus d’opposition et remettre au goût du jour la notion de « main tendue » évoquée au soir même du 9 mars 2008. Après mûre réflexion ces élus du groupe Agir pour Luçon Ensemble ont décidé de donner une suite favorable pour la mise en place d’un mode de fonctionnement municipal plus apaisé entre majorité et opposition.

 Si on comprend leur méfiance après  de longs mois où,  au conseil municipal,  invectives, ricanements et procès d’intention se substituaient à un débat constructif et utile et où la rétention d’informations et le manque de transparence étaient érigés en règle de conduite, on comprend aussi leur souhait d’être respectés pour faire entendre sereinement  leur différence au sein de ce conseil.

 

Nous ne pouvons que nous réjouir de voir le Maire adopter – enfin - un comportement normal avec son opposition, mais cette nouvelle attitude mérite pour autant quelques analyses et réflexions, car  nous ne voulons pas  être dupes de ce changement de stratégie.

 Si Monsieur Perrier, politicien aguerri, habitué aux rapports de force et aux méthodes de  communication, consent à lâcher du lest, c’est le fruit d’un constat et d’un  calcul.

Il faut bien constater en effet, après le rapport implacable de la Chambre Régionale des Comptes et les interventions des autorités de contrôle, que la situation de la ville est bien celle que nous dénoncions depuis longtemps. La présentation d’un budget primitif « contraint » et d’orientations «  à minima » pour les années à venir, avec en plus l’augmentation des taux d’imposition sont la meilleure preuve de cette tardive prise  en compte. La période qui s’annonce ne sera pas facile, et face à une opposition qui sait être pugnace, la recherche d’une relation apaisée mérite bien quelques concessions.!

 

Nous restons donc très vigilants. Nous ne nous contenterons pas de mots mais nous jugerons sur les actes. Nous demandons par exemple, qu’à court terme, les élus d’opposition retrouvent une représentation effective dans les instances intercommunales et dans celles du  Vendéopole Atlantique

N’en déplaise à Monsieur Perrier notre association, qu’il traitait, il n’y a pas si longtemps,  avec mépris en conseil municipal de « groupuscule animé d’un esprit de revanche, uniquement préoccupé de salir la ville » fera entendre sans relâche la voix des 46% des Luçonnais qui n’ont pas voté pour lui et de tous les déçus de sa première année de mandat.

Car rappelons que dénoncer les effets de sa politique n’est en rien un dénigrement de la commune ni de ses habitants. C’est au contraire  parce que nous avons le plus grand souci de l’avenir de Luçon que notre association continuera, à côté des élus d’opposition, à assumer son rôle avec sérénité et détermination.

Compte Administratif 2008 & Budget 2009

 

Des contes de fées…  

… au fait des comptes

1 506 953.70€

payé par le contribuable luçonnais sans compter la valeur du terrain cédé pour une somme symbolique pour le cinéma + un total déficitaire de 1 290 125.60 €  pour les lotissements industriels et ateliers relais.

 

Devant la gravité de la situation financière, Monsieur le Maire a été contraint de présenter à l’approbation du conseil municipal dans sa séance du 27 mars dernier un budget de rigueur.

 

Le budget d’une commune se compose d’une section de fonctionnement qui permet de payer son personnel, de faire fonctionner ses services,  de verser des subventions aux associations… et d’une partie investissement comprenant par exemple la réalisation d’équipements propres à permettre le développement  de la commune. Le choix fait par la majorité municipale a été d’appliquer cette rigueur essentiellement à l’investissement, réduit cette année de façon drastique  à 1 371 000 € d’opérations nouvelles, dont près de la moitié est absorbée par la seule construction de l’atelier espaces verts.

 

Et cela par la force des choses.

 

En effet l’endettement de notre commune est tel qu’aucun emprunt nouveau n’est envisageable. Le remboursement  annuel de la dette ne s’améliorera de façon significative qu’en 2017. Et ce, sous réserve que les annuités réellement payées aux banques soient bien celles figurant dans les tableaux d’amortissement. En effet, les nombreuses renégociations réalisées par la municipalité ces dernières années ont transformé la plupart des emprunts à taux fixes en emprunts à taux variables dont les incidences peuvent présenter des risques importants sur le moyen et le long terme.

 

D’ici là, la ville ne pourra compter que sur ses seules ressources propres pour investir, c’est à dire sa capacité d’autofinancement, augmentée des éventuelles subventions apportées par l’Etat et les autres collectivités ( Région et Département).

 

Jusqu’en 2010, si l’autofinancement net dégagé sur ses ressources de fonctionnement est très faible (100 000 € en 2009), la municipalité pourra compter sur le remboursement de la TVA des investissements faits antérieurement (630 000 € en 2009, 600 000 € en 2010) Elle pourra aussi bénéficier de la reprise du solde des réserves disponibles fin 2008 soit 554 000 €. Mais on ne peut éternellement racler les fonds de tiroir et la faiblesse des investissements qu’elle est en mesure d’inscrire à son budget de 2009 n’est pas sans conséquences :

 

Un effet immédiat : notre commune du fait de cette faiblesse se prive d’ores et déjà des mesures gouvernementales mises en place dans le cadre du plan de relance, et ne pourra pas percevoir le remboursement anticipé de la TVA (600 000 €), contrairement à 21 autres communes de l’arrondissement. Ce sera donc autant d’investissements que la ville ne pourra pas réaliser cette année et ainsi soutenir l’économie locale.

 

Une dégradation à partir de 2011 : le frein apporté  aux investissements actuels entraînera en effet  automatiquement une diminution de la ressource de remboursement de la TVA des 2/3. Le niveau d’investissement, déjà très faible pour une commune de 10000 habitants, ne pourra être tenu, même au prix  de mesures sévères d’économie sur le fonctionnement et d’une nouvelle augmentation des impôts locaux.

 

On peut donc regretter certains choix d’investissements réalisés ces dernières années. Ils  ont contribué à la dégradation plus que sérieuse de la situation financière de notre commune déjà très précaire. Le dernier en date étant l’engagement excessif  de la ville dans la construction du nouveau cinéma.,

 

Du cinéma à la réalité : des chiffres qui parlent….

Depuis le lancement de l’opération concernant le transfert du cinéma Espace, notre association a exprimé son désaccord sur les choix de la municipalité. Dans le projet initial (évoqué depuis 2001), s’il était bien envisagé un soutien municipal, et notamment la mise à disposition du terrain pour un prix symbolique, il n’était pas question d’une 5ème salle, et encore moins qu’elle soit financée par la ville. Si nous étions favorable à faciliter la tâche de l’investisseur privé, pour une réalisation utile à l’ensemble du Pays Luçonnais, nous avons toujours affirmé que la situation financière de la ville ne pouvait permettre un engagement démesuré. 

Les chiffres tels qu’ils apparaissent au compte administratif 2008 parlent d’eux même :

-article 20417 prise en charge alimentation eau/électricité               30 917.00€

-article 2042   subvention à la société exploitant le cinéma              101 000.00€

-article 21318 achat partie ancien cinéma                                         199 578.30€

-article 23       achat 5eme salle nouveau cinéma                            1 174 953.70€

soit un total pour les opérations liées à ce projet de                   1 506 953.70€

payé par le contribuable luçonnais sans compter la valeur du terrain cédé pour une somme symbolique.

Quand on voit la capacité d’investissement de la ville pour 2009 et pour les années à venir, décrite ci-dessus, on ne peut que se poser la question du bien-fondé de cette opération pour la ville. On peut aussi penser aux priorités qui n’ont pas pu être satisfaites du fait de ce choix.

 

A cette situation plus que préoccupante de nos finances, s’ajoute la question de la prise en charge du déficit des budgets annexes des lotissements industriels et ateliers relais, qu’il va bien falloir solder. Contrairement à ce qu’a annoncé Mr Le Maire, ce n’est pas qu’un déficit d’écritures, mais une somme bien réelle de près de 1 300 000 € que les Luçonnais vont devoir prendre en charge.

 

LOTISSEMENTS INDUSTRIELS                                     ATELIERS RELAIS

DEPENSES                           RECETTES                DEPENSES                    RECETTES

Nature

Montant

Nature

Montant

Nature

Montant

Nature

Montant

Déficit au 31/12/2008

471 487.44

Vente des derniers Terrains

630 000.00

Déficit au 31/12/2008

20 562.83

 

 

Intérêts dette 2009

52 000.00

 

 

Dépenses de fonctionnement

17 000.00

Recettes de fonctionnement

7 6000.00

 

 

 

 

Travaux

10 037.17

Ventes atelier

1 600.00

Remboursement capital 2009

106512.56

 

 

Remboursement capital emprunt

30 000.00

 

 

Capital restant du au 31/12/2009

1046804.31

 

 

Capital restant du au 31/12/2009

243 321.31

 

 

TOTAL

1676804.31

TOTAL

630000.00

 

320 921.31

TOTAL

77 600

 

 

 

 

 

 

 

 

Déficit restant à la charge des Luçonnais

1 046 804.31

 

 

Déficit restant à la charge des Luçonnais

243 321.31

 

 

 

Soit un total déficitaire de 1 290 125.60 €.  On comprends mieux pourquoi la Communauté de Communes du Pays né de la mer ne soit pas pressée de récupérer ce dossier, qui dépend pourtant de sa compétence. On peut aussi rapprocher ce chiffre de celui englouti dans le cinéma. Il est effectivement des dépenses qui sont plus visibles que d’autres en terme d’image, surtout en période électorale.

Nous restons persuadés que des choix, plus difficiles, mais aussi plus courageux et plus responsables, auraient pu éviter d’amener notre ville dans la situation où elle se trouve aujourd’hui.

 

 

Cette situation, résultat de la gestion de ces quinze dernières années, n’est pas propice bien sûr à l’élaboration de grand projet nouveau. Pour autant nous ne voulons pas être pessimiste et pour rester constructifs nous souhaitons rappeler quelques chantiers qui nous tiennent à cœur.

 

Le grand chantier de rénovation de nos écoles :

Depuis trop longtemps nos écoles primaires ont souffert d’un manque évident d’investissement, et la bonne volonté des personnels communaux ne peut pas suffire à pallier l’usure du temps. Il est temps de mettre en œuvre un vrai projet de réhabilitation globale, qui permette d’accueillir tous les enfants dans les meilleures conditions.

 

La re-dynamisation du centre ville :

Notre commune accueille de plus en plus d’implantions commerciales en périphérie, c’est une évolution, quoiqu’on en pense, que l’on voit un peu partout. Par contre l’effort pour accompagner et favoriser le développement et l’animation en cœur de ville n’est pas à la hauteur. Il est urgent de se donner les moyens d’y intervenir, notamment pour le maintien où la renaissance de commerces alimentaires. Il faut accélérer la réflexion autour de la gestion des espaces et du plan de circulation. Le dessin ci-dessous illustre une de nos propositions.

 

L’amélioration du mieux vivre ensemble :

Quelques opérations ponctuelles vont dans ce sens, mais gagneraient à ne pas être seulement des coups médiatiques. C’est une vrai réflexion de fonds qu’il faut engager sur ce terrain, avec l‘ensemble des partenaires. C’est un investissement dans la durée, favorisant l’engagement de chacun dans une citoyenneté active. La précarité n’est pas qu ‘économique et l’intergénérationnel peut être un axe essentiel du projet municipal. Ce chantier n’est pas celui qui coûte le plus cher, mais il est au cœur de la raison d’être municipale.

Pour avoir une idée de l'évolution des finances municipales, consultez les tableaux du budget de 2006 à 2009 et des Comptes Administratifs (CA) de 2006 à 2008

BRÈVES

 
Un arrêté municipal pour le stationnement du "Sarko-bus" signé de  Monsieur le Maire (qui-ne-fait-pas-de-politique-à-Luçon) !

Des petits trous, des petits trous, toujours des petits trous…

 

L’état déplorable de la voirie est  dans notre commune  un éternel sujet d’interrogation. Certains Luçonnais n’hésitent pas à dire que c’est la conséquence d’un laisser-aller fâcheux dans ce domaine, qu’on a préféré mettre l’argent ailleurs. Des Luçonnais (bouchés ?) qui n’ont rien compris !  M Perrier a expliqué en effet au Conseil Municipal du 28 Mars que c’était de la faute du gel et de la nature du terrain.  D’ici qu’il nous conseille de nous équiper tous en VTT , comme la Police Municipale, pour régler le problème.

 

Des petits trous, des petits trous, encore des petits trous…

 

Dans un autre Conseil (du 16 décembre) le Maire avait déjà affirmé que s’il y avait des nids de poule non bouchés, c’est que les  personnes concernées ne téléphonaient pas au service adéquat. Devant l’ampleur de la dégradation de leur voirie, les riverains des rues Ambroise Paré et  Marie Curie , ont  préféré TOUS signer une pétition réclamant des travaux . La Mairie leur a répondu aussitôt que ceux-ci auraient lieu prochainement. Un exemple à suivre.

 

Le beurre et l’argent du beurre.

 

Au même conseil de décembre 2008, M Perrier a parlé à propos des subventions aux associations sportives exerçant à un haut niveau dans la commune de « sommes confondantes ». Mais il  oublie très vite son indignation quand il s’agit de profiter de l’image médiatique que ces clubs véhiculent par leurs exploits. Il n’hésite pas alors à se faire photographier de préférence avec le maillot des clubs à côté des sportifs qui profitent de ces sommes …confondantes. Il faudrait choisir et faire preuve de cohérence.  

 

Ecolo un jour mais pas écolo toujours

 

En 2008, la municipalité avait largement médiatisé son action écologique en matière de désherbage des rues : sans pesticide, à l’eau chaude, « sans danger pour l’homme et son environnement » précisait l’adjoint chargé du problème. Devant les résultats obtenus qui faisaient de notre cité un conservatoire des herbes folles, il semblerait que l’on soit revenu à des méthodes plus radicales, sans médiatisation cette fois. Tout est affaire de communication !

 

En tenir une couche.

 

L’entretien du mobilier urbain laisse à désirer dans notre commune. Il y a longtemps que, par exemple, les réverbères de la place Leclerc n’ont pas vu l’ombre d’un  peintre ; de même pour les poteaux bleus servant à empêcher le stationnement sur les trottoirs. A une exception prêt cependant, devant un café du centre-ville. C’est que le patron de l’établissement, lassé de ne pas voir arriver les services municipaux, a pris ces travaux  à sa charge. Les Luçonnais, qui peuvent se demander à quoi servent leurs impôts, savent ce qui leur reste à faire pour embellir leur ville. Tous à vos pinceaux !

 

Significatif.

 

Dans le quotidien local, notre commune a perdu le droit d’être systématiquement en tête de page et est  de plus en plus souvent noyé soit dans une rubrique Pays de Luçon, soit à une page canton de Luçon et de la Chataigneraie. Il faut des fois chercher pour la trouver,  entre Menomblet et Chasnais… . C’est certainement un des indicateurs de ce que notre Maire appelle «  une cité en pleine croissance et en fort dynamisme ».

 

Respect de la loi.

 

Petite information passée inaperçue et peu développée par les médias locaux : pour la quatrième fois le Maire de Luçon a vu le permis de construire accordé pour un ensemble immobilier, boulevard de l’Océan, retoqué par le Tribunal Administratif, pour non-respect d’un certain nombre de dispositions du code de l’urbanisme .Comment définir une telle obstination ? persévérance ? entêtement ? inconséquence ?

 

Y a de l’a..bus

 

Afin d’accueillir dignement le bus de l’UMP pour les élections européennes, Monsieur le Maire (qui-ne-fait-pas-de-politique-à-Luçon) n’a pas hésité à prendre un arrêté municipal, interdisant le stationnement Place Richelieu, pour la journée entière (avec la mention « CAR-PODIUM). Les commerçants voisins qui s’attendaient à une animation festive ont vite déchanté. En fait d’animation, le « Sarko-Bus » est passé en coup de vent, et d’ailleurs vu la fréquentation…une voiturette aurait suffit…

JOURNAL MUNICIPAL : CHERCHEZ L’ERREUR…

On ne peut applaudir à Paris les orientations [de l'UMP] qui mènent à la restriction des services publics et s’offusquer localement des effets de cette politique par communiqué ou dans des manifestations.

Une erreur de mise en page dans la nouvelle formule du dernier journal municipal, nous a ôté la paternité de notre article, paru dans l’intégralité pour le texte mais sans l’entête du MOT DE L’OPPOSITION.

Nous le reproduisons ici pour mémoire, et pour éviter les malentendus.

 

 Pour maintenir les services publics dans leur commune, les élus locaux sont souvent obligés de s’opposer au rouleau compresseur de la politique menée actuellement au plan national. Par idéologie, cette politique libérale se solde en effet  sur ce sujet par une vision purement comptable des choses. Les Luçonnais  en ont malheureusement l’habitude, eux qui ont vu leur hôpital de proximité, dilué dans une structure multi-site, amputé de nombreux services et qui craignent en permanence de voir se réduire encore un peu plus les dessertes ferroviaires à la gare, où les classes dans leurs écoles.

Face à ces attaques qui nuisent gravement à leur croissance et à leur dynamisme les petites et moyennes communes doivent pour le moins faire preuve de cohérence et de dynamisme.

  

Cohérence : On ne peut applaudir  à Paris les orientations qui mènent à la restriction de ces services et  s’offusquer localement des effets de cette politique par communiqué ou dans des manifestations.

 

Volontarisme : Dans certains domaines, une Municipalité peut directement agir sur l’offre de services publics aux citoyens. Par exemple pour l’enseignement primaire où une commune a la charge des écoles et de leur équipement. A l’image de Nalliers, où vient d’être inauguré un groupe solaire tout neuf, de Triaize qui va construire une cantine et une classe ou de Corpe qui va consacré un budget de 650 000 euros à son école, nous proposons d’engager un programme de rénovation totale de l’école du Centre. Parallèlement aux efforts faits par le privé avec la construction de l’école Notre-Dame, nous pensons que c’est un des moyens de relancer une école publique au cœur de la cité, actuellement fragilisée par les fermetures de classe.

 

En ces heures graves de difficultés pour notre pays, où les nvestissements locaux peuvent   contribuer à réduire les effets de la crise, quelle tâche exaltante que d’offrir à nos enfants les conditions d’éducation qu’ils méritent. Nul doute que les finances locales, si elles sont aussi saines qu’on veut bien le dire, seraient alors bien utilisées.

 

Désolés de décevoir ceux qui avaient compris que la municipalité allait reconstruire à neuf l’école du Centre, ce n’était « que notre idée »…mais on veut bien qu’elle soit reprise…

LA PAROLE DE NOS ELUS

AGIR POUR LUÇON ENSEMBLE

Groupe des élus – Conseil Municipal

Jean Michel DEMY – Carole ROBIN – Michel GREAUD – Laurence SUREAU – Maurice DEDIEU – Michel RAYNEAU

 

Soyons clairs

Il importe que nous soyons effectivement représentés dans les instances intercommunales qui sont aujourd’hui les principaux acteurs de notre développement. Sans cela il ne saurait être question de véritable transparence, ni même de véritable démocratie.

Après avoir implicitement confirmé la justesse de nos analyses par les orientations budgétaires qu’il n’a pas eu d’autre choix que de prendre, Monsieur le Maire a souhaité nous rencontrer. Il n’a d’ailleurs pas manqué de le signaler, pour s’en féliciter, lors du Conseil du 27 mars dernier. Bien qu’il ait pris une année entière pour nous le proposer, nous avons décidé de répondre favorablement à cette demande, afin de renouer un dialogue quasi inexistant depuis fort longtemps.

 

Nous n’avons rien à renier de nos opinions et de nos positions, et nos analyses de la situation Luçonnaise restent les mêmes. Mais il nous semble qu’après huit ans d’un engagement municipal peu gratifiant, et parfois pénible à vivre, la perspective d’un changement de comportement du Maire et d’une meilleure prise en compte de près de la moitié des Luçonnais que nous représentons, mérite de tenter l’expérience. D’autant plus que cela correspond à l’état d’esprit  que nous avons défendu en 2008.

Nous pensons aussi que dans le contexte de difficultés actuelles, tant au niveau local que national, il est de notre responsabilité d’agir dans le sens de l’intérêt général, si tant est que nous soyons entendus et respectés.

 

Ce mode de fonctionnement, qualifié par la presse d’ « apaisé », pour être viable devra se traduire durablement dans des actes et pas seulement dans des mots. Nous attendons d’être associés au débat sur les projets, même si c’est pour y exprimer un point de vue différent. Nous respecterons la discrétion nécessaire pendant ces débats, même si nous sommes amenés à exprimer notre désaccord au final. Mais il est clair que pour aller pour aller au bout de cette démarche, il importe que nous soyons effectivement représentés dans les instances intercommunales qui sont aujourd’hui les principaux acteurs de notre développement. Sans cela il ne saurait être question de véritable transparence, ni même de véritable démocratie.

Jacques Dupuis nous a quitté brutalement il y a quelques jours. Conseiller municipal dans un précédent mandat, il était un colistier dans celui-ci . Il s’amusait d’ailleurs d’être à 66 ans le doyen des membres de notre liste, mais cela ne l’empêchait pas d’être parmi les plus actifs.

Passionné de photo, il apportait un regard précis et lucide sur chaque sujet abordé.

Grand amateur de tir à l’arc, il savait, au besoin et avec maîtrise, décocher des flèches qui manquaient rarement leur cible.

Ouvert sur les autres il avait choisi de s’investir dans la vie associative et avec nous dans l’engagement municipal.

Nous avions encore un bon bout de chemin à parcourir ensemble, mais c’est en redescendant celui de l’Etna que le sien s’est arrêté.

Nos pensées vont à son épouse Jacqueline, ainsi qu’à ses enfants et petits enfants. Nous garderons quand à nous, le souvenir d’un compagnon de route solide et d’un ami  plein d’humour, souvent pince sans rire, toujours chaleureux.

Denis Daviet à la foire-exposition 2008

Après Jacques, un autre ami, Denis, nous quitte

Denis Daviet est décédé brutalement la semaine dernière à l'âge de 71 ans. Figure incontournable de la vie luçonnaise il fut commerçant en produits laitiers et était particulièrement apprécié pour son dévouement bénévole au sein de nombreuses associations, notamment Véloce club puis comité régional de cyclisme, société de chasse, amicale des Bocains, agir pour Luçon ensemble, comité de la foire-exposition...

Roland Buton, président du comité de la foire, évoque son ami : « Commissaire de la foire depuis 11 ans, Denis était une personne de confiance, il s'impliquait dans l'organisation de A à Z... sans compter son temps. Nous avions déjà commencé la préparation de la 62e foire, l'élaboration d'un nouveau plan. Malheureusement ce champ de foire a été le témoin de son dernier souffle ».

Comité de la foire et Véloce Club ont décidé de perpétuer la mémoire de cet homme généreux en donnant le nom de Denis Daviet au grand prix cycliste de la foire, dès 2009.

Ouest-France 17/06/09