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LA MOTTE AUX DAMES : SUITE ET FIN… …QUI NE JUSTIFIE PAS LES MOYENS ! |
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Suite à notre désaccord concernant la municipalisation du centre de loisirs fin 2005, nous avions pris l’engagement d’attendre une année de fonctionnement pour faire part de nos observations. Monsieur le Maire avait proclamé haut et fort qu’il pouvait faire mieux et pour moins cher. Force nous est de constater aujourd’hui qu’il ne s’agissait que d’affirmations gratuites et à l’emporte pièce, comme souvent, qui se sont trouvées largement contredites par les faits.
Au niveau effectif, le centre de loisirs géré par l’association de la Motte aux dames a accueilli en 2005 360 enfants, avec une moyenne de 53 enfants par journée d’accueil et des pointes à plus de 100. En 2006 le centre de loisirs municipal dont la mairie s’est à ce jour refusée à préciser les chiffres aurait connu une baisse de fréquentation sans précédent. Pour ce qui est des camps d’été, le différentiel est encore plus criant. En 2005 l’association a organisé 14 camps pour les jeunes de 3 à 14 ans et 2 camps pour les 13-16 ans. Ces camps ont permis d’emmener plus de 150 enfants en vacances et d’employer 19 personnes en juillet et 14 en août. En 2006 moins de 15 enfants sont partis dans des colonies de vacances sous traitées. La ville de Luçon a consacré pour chacun de ces séjours entre 600 et 800 euros par enfant, somme à laquelle il faut rajouter la participation des familles. Un rapide calcul indique que chaque journée a coûté à la ville 9 à 12 fois ce qu’elle versait d’aide par journée/enfant participant à un camp organisé par l’association. Alors mieux ? ça reste à prouver !…mais moins cher…ça laisse rêveur !
Par ailleurs, s’il était encore besoin de prouver que la municipalisation du centre de loisirs a bien été orchestrée pour d’autres raisons que celles avancées, il suffit de se référer à la dernière réunion du Conseil Municipal de l’année 2006, où l’association a encore fait les frais du débat. Monsieur le Maire n’a pas hésité à affirmer que l’association avait mis gravement en danger la sécurité des enfants en les accueillant dans des locaux ne respectant pas les règles de sécurité. Là encore on croit rêver…Ce qui est réellement gravissime c’est qu’il a tout simplement oublié :
Affirmer comme l’a fait Monsieur le Maire que la sécurité des enfants n’était pas assurée relève donc de la calomnie sans fondement et de la méconnaissance réelle du fonds du dossier. Cette attitude, uniquement destinée à nuire et mettant en cause la qualité d’une association reconnue au service de tous les luçonnais pendant 25 ans est profondément choquante. Encore quelques mois et on entendra peut-être dire qu’il n’existait rien avant la structure municipale ; c’est hélas toujours la même méthode, la politique de la terre brûlée, qui continue à faire son œuvre.
Pour autant il n’est pas question pour nous de mettre en cause le travail, la compétence et la volonté des personnels qui ont pris en charge la structure municipalisée. Il leur appartient de la faire évoluer désormais dans un cadre qui finira, nous le souhaitons, par s’apaiser. Mais nous regrettons que ce qui ait motivé les choix de la municipalité dans ce dossier soit bien loin de ceux annoncés et de l’intérêt bien compris des familles et des enfants luçonnais. Nous n’admettons pas que pour des arrières pensées idéologiques inavouées, on se soit évertué à briser une structure qui avait fait ses preuves, et à briser dans le même temps des femmes et des hommes qui s’y étaient investis tant professionnellement que bénévolement. |
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