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UNE CERTAINE CONCEPTION DE LA DEMOCRATIE LOCALE ET DU DEBAT MUNICIPAL
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AGIR POUR LUÇON ENSEMBLE GROUPE MUNICIPAL LUÇON
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La séance du conseil communautaire du mercredi 10 décembre a donné à monsieur le maire de Luçon l’occasion d’illustrer une nouvelle fois son grand esprit d’ouverture et de démocratie.
Pour mettre un terme à une situation irrégulière, et sur injonction des autorités préfectorales, la ville de Luçon a du accepter de se faire représenter au SMPVA (Syndicat Mixte du Parc Vendée Atlantique de Ste Hermine) par la Communauté de Communes du Pays né de la mer, au titre de sa compétence économique. Pour cela il fallait bien sûr modifier les représentants au SMPVA, pour intégrer des délégués de la communauté de communes non Luçonnais.
Sur les 9 membres titulaires actuels pour la ville de Luçon , il y avait 7 représentants de la majorité et 2 représentants de l’opposition (+ un suppléant). L’accord de répartition avec la communauté de communes prévoyait de passer à 6 représentants pour la ville de Luçon et 3 pour les autres communes au titre des titulaires (+1 suppléant pour Luçon et 2 suppléants pour les autres communes). Monsieur Perrier a donc décidé de régler, à sa manière, la perte de 3 délégués au titre de la ville de Luçon, en gardant ceux de sa majorité et en éjectant les 3 membres de l’opposition municipale.
Ainsi l’opposition municipale qui n’avait déjà pas de représentant titulaire au sein de la Communauté de Communes du Pays né de la mer, n’est plus du tout représentée auprès du Syndicat Mixte du Parc Vendée Atlantique. Les deux principales structures intercommunales au regard du développement du Pays Luçonnais sont réservées à la majorité municipale. C’est là un magistral exemple de la conception de la démocratie et du débat municipal selon le maire de Luçon.
Interpellé à la sortie du conseil communautaire par Jean Michel Demy, Président du groupe municipal « Agir Pour Luçon Ensemble », Monsieur Perrier s’est emporté dans des propos « vengeurs et guerriers », que nous ne reporterons pas ici car ils ne le grandissent pas. Visiblement il n’a pas admis que l’opposition municipale demande le contrôle de légalité, concernant l’affaire de l’appel d’offres avec son ancien directeur de cabinet, ou l’intervention de l’autorité préfectorale a mis fin à une procédure « flirtant » avec l’illégalité (voir O-F du 20/11/2008). Il n’a pas non plus digéré que le Chambre Régionale des Comptes mette en lumière les errements de sa gestion et que la presse régionale s’en fasse l’écho.
Monsieur Perrier n’accepte aucune remise en cause de ses actes ou de sa gestion et préfère marteler que c’est l’opposition qui manœuvre, la Chambre Régionale des Comptes qui se trompe, la presse régionale qui dit n’importe quoi… …bref tout le monde a tort …sauf lui.
Alors puisqu’il ne peut pas s’en prendre directement à l’autorité préfectorale ni à la Chambre Régionale des Comptes, et difficilement à la presse régionale, c’est son opposition municipale qui lui sert de défouloir et qu’il voudrait rendre responsable de tous les problèmes qu’il rencontre. Cela lui sert de prétexte, en tous cas, pour justifier une mise à l’écart. Avec Monsieur Perrier, il y a toujours des « boucs émissaires » .
Le groupe municipal « Agir Pour Luçon Ensemble » dénonce les comportements anti-démocratiques du maire de Luçon et réfute les faux prétextes justifiant une logique d’exclusion. Il continuera à défendre l’intérêt général , le respect de légalité, et le droit de tous les Luçonnais à s’exprimer et à être représentés dans toutes les instances où l’on est censé parler en leur nom.
Le groupe municipal « Agir Pour Luçon Ensemble » rappelle les 4 axes de son action résumés dans un texte déposé en mairie le 4 octobre dernier (pour le Luçon Action qui devait sortir en octobre).
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UNE OPPOSITION…CA SERT A QUOI ?
Représenter près de la moitié des électrices et électeurs de notre ville crée des devoirs et des obligations, mais une opposition se construit aussi en réponse au fonctionnement de la majorité en place.
Une opposition qui s’oppose. Tous ceux qui nous ont apporté leurs suffrages sont en droit de nous demander d’exprimer clairement leur refus d’une politique qui a mené notre commune au bord de la mise sous tutelle. C’est ce que nous faisons sur certains dossiers, même s’il n’est pas inutile de rappeler que nous votons plus de 2/3 des délibérations.
Une opposition qui porte les doléances des citoyens. Il est de notre responsabilité d’être le relais de tous, et les interpellations ne manquent malheureusement pas : nuisances, sécurité, subventions, vitalité du centre ville etc…
Une opposition garante de la démocratieNotre présence et notre action sont un contre pouvoir. Nous avons un devoir de vigilance et d’alerte face à des actes ou des situations qui nous sembleraient non conforme au droit ou à l’intérêt général. L’association qui nous soutient en est le relais en terme de communication, avec une totale liberté de parole et de ton. Une opposition force de propositionsC’est aussi ce que nous voudrions être, mais pour cela, il faut une réelle représentation dans toutes les instances (y compris intercommunales), une information vraiment transparente, et une volonté d’ouverture autrement que de façade. Les difficultés, actuelles et à venir, concernant notre ville et son environnement, ne peuvent que nous inciter à reprendre à notre compte la volonté de « la main tendue ». C’est ce que nous pourrions appeler « un contrat de mandat », qui additionne les compétences tout en respectant les différences et les divergences. |
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Nous n’avons pas une virgule à retirer de ce texte rédigé il y a deux mois et demi. Les évènements récents ne permettent que de le conforter, même si nous avons bien compris que notre volonté n’était pas partagée. Pour instituer un véritable dialogue, il faut parler le même langage ; pour nous le débat municipal, s’il peut être une confrontation d’idées, ne peut en aucun cas être qualifié de « guerre ». |